Category — Trans-Siberian
Trans-Siberian TV
Yay - we have finally managed to upload some video!
Editing facilities are limited (ie. we have none) - so excuse us for the quality and the non-existent audio during the first clip…
The Train from Red February on Vimeo.
March 26, 2008 11 Comments
Arrival
I’ve sat down to write about our ‘epic’ train journey several times now, and each time, I am left staring at a blank page.
Being confined to such a small space over so many hours, you begin to notice every small sound, movement and smell. I’ve looked over my notes detailing that long week and I’ve decided that you probably don’t want to know what Rosa said on day 2 or what the Unidentified Chinese Lady ate on day 5.
For 6 days and 8 nights - I slept, I read, I ate, I watched the landscape change and I wondered what the Provodnitsa was going to do next to make everybody’s life hell…
March 25, 2008 2 Comments
Le train numero 20
9001 Km. C’est la distance exacte que nous avons parcouru entre Moscou et Pekin. Pendant ces six jours dans le train, nous avons vu defiler les paysages, les climats et les fuseaux horaires. C’est une experience unique. On eprouve une sensation presque “tactile” du chemin parcouru.
Le wagon est comme un petit immeuble. Il y a la Provodnitsa, sorte de concierge, qui gere le nettoyage et la petite intendance, mais qui s’accorde aussi beaucoup d’importance et d’autorite. La notre a reussi a se faire detester de tout le wagon des le premier jour. Elle a commence par annexer les toilettes a une des extremites du wagon pour son usage personnel. Le reste des voyageurs n’avaient pas d’autre choix que de partager celles qui restaient a l’autre bout du wagon. Ensuite elle s’est mise a controler les prises de courant. Quiconque voulait recharger un telephone avait interet a lui acheter regulierement les marchandises qu’elle vendait a son compte, ou tout simplelent a lui verser un backchich. Je crois qu’elle m’a vraiment deteste pour de bon, le jour ou je me suis leve a 8h du matin pour faire des courses sur la quai a Irkoutsk. Il faisait un froid de canard, et je suis le seul a etre sorti pour acheter des patates deshydratees. Elle a du le prendre comme une sorte de provocation. Du genre : “je prefere me les cailler plutot que de t’acheter quoi que ce soit ma grosse !”.
La nourriture est un autre grand moment de la vie quotidienne. Enfin un grand moment si l’on veut ! On achete generalement des nouilles et des patates deshydratees avant le depart. De l’eau bouillante est toujours disponible au Samovar pres du bureau/cagibi de la Provodnista, qui vous regarde du coin de l’oeil comme un chien de ferme. Evidemment on se lasse assez vite des patates et des nouilles. A chaque arret suffisament long du train, on descend sur le quai pour se degourdir les jambes et surtout essayer d’ameliorer l’ordinaire. En Siberie j’ai achete des Piroshkies tout chauds qui nous ont bien fait plaisir. Seulement parfois il fait froid et le quai est desert. Sur les bords du lac Baikal gele, le train a ete pris d’assaut par des vendeurs de poissons seches. La chinoise qui partageait notre compartiment en a achete. Ils sentaient si fort qu’aujourd’hui encore mes vetements degagent une odeur de feu de bois et de poisson !
Il y a une grande promiscuite dans la wagon. Le matin il faut faire la queue pour se brosser les dents. Il n’est pas possible de prendre de douche. Il n’y a qu’un evier dans les toilettes. Ce n’est pas tres agreable. L’ablution la plus elaboree consiste a remplir une bouteille d’eau et se la verser sur la tete au dessus de l’evier.
Dans ces conditions, on sait tout de ce que font nos voisins dans la journee. Les russes dorment ou boivent. Un des voyageurs etait saoul du matin au soir. Dans notre compartiment nous avons eu Rosa. Une femme d’une soixantaine d’annees du Kazakhstan. Nous avons eu de la chance car elle eatit gentille et tres agreable a vivre. A Perm une chinoise est arrivee dans notre compartiment. Rosa ne l’a pas aimee et il y a eu un froid jusqu’au lendemain quand Rosa a quitte le train a Omsk. Je l’ai aide a descendre sa valise. Il faisait moins 23 degres. Un jeune type st arrive. Nous n’avons rien su de lui, il n’a parle a personne pendant trois jours. La chinoise etait sympa et bien que nous ne pouvions pas beaucoup parler ensemble, nous etions solidaires.
Pour finir, un nour la neige a presque totalement disparue et nous avons traverse un paysage qui ressemblait a une vaste prairie. La frontiere se dessinait.
Le passage de la frontiere est long. D’abord les gardes russes prennent leur tache tres au serieux. L’inspection du train et des passeports dure. ils vous regardent pendant une bonne minute et comparent avec la photo du passeport. C’est plutot ridicule. Ensuite on nous a fiat descendre du train et nous avaons attendu plus de cinq heures dans la gare que les roues du train soient changees. L’ecartement des rails n’est pas le meme en Russie et en Chine.
Un kilometre plus loin nous etions en Chine. Les gardes etaient tres gentils, souriants et surtout ils parlaient anglais. Il y avait quatre voyageurs russes dans le wagon qui se sont fait debarquer par les gardes frontieres chinois. Tous les voyageurs chinois qui s’etaient montres fort discrets les jours precedents ont ouvertement rigole des russes et se sont interpeles a travers le wagon. Apparement ils ne s’aiment pas beaucoup et avec le passage de la frontiere, les rapports de force se sont inverses. La Provodnitsa s’est calmee et nous avons regarde tranquilement la Mandchourie. Partout des usines, des cultures et des gens. il y a une difference de taille entre la Siberie qui ressemble a un desert et la Chine ou toute parcelle de terre est exploitee.
Nous sommes arrives a Pekin a 5h30 du matin. Il faisait nuit et il pleuvait, mais apres six jours dans le train, nous etions heureux de marcher au grand air.
March 22, 2008 No Comments





